POUR BIEN COMPRENDRE

 

Dans le cadre du 3ème Plan Régional Santé Environnement, qui s’applique de 2018 à 2021, Qualitair Corse se retrouve pilote de l’action sur la prévention pollens, subventionnée par l’ARS.

Initiée fin 2018, l’adaptation et la mise en place d’un réseau d’observation pollinique se poursuit sur ce premier semestre de 2019.

Cette démarche a pour but de répondre aux attentes de la fiche Action 21, « Mettre en place un observatoire pollinique », avec notamment la mise en place d’un réseau de la surveillance citoyenne, des capteurs de mesures et des jardins d’observation, afin de réduire et prévenir le risque allergique dû aux pollens.

 

 

QU'EST-CE QUE LE POLLEN ?

 

Le pollen est l’élément de fécondation des végétaux, émis par les organes reproducteurs mâles, il intervient dans la reproduction des plantes à graines. Les grains de pollen se trouvent sur la partie mâle des organes reproducteurs des végétaux supérieurs : cônes mâles chez les conifères et étamines chez les plantes à fleurs. Selon les espèces, la taille du pollen varie de 7 à 150 micromètres (μm). Ils féconderont l’organe femelle en rentrant en contact avec.

 

 

En fonction des conditions climatiques, sa diffusion sera plus intense lors de vent élevé par exemple. Par contre sous l’effet de la pluie, les pollens seront rabattus au sol, ce qui atténuera le facteur allergisant. La production pollinique varie d’une espèce à une autre mais également d’une année à une autre en fonction des conditions climatiques. 

Cependant seuls les pollens dispersés par le vent peuvent provoquer des symptômes allergiques en arrivant sur les muqueuses respiratoires des personnes sensibles. Pour autant, tous ces pollens ne sont pas allergisants, cela dépend des caractéristiques propres du pollen et de la sensibilité d’un individu donné. La morphologie du grain de pollen est caractéristique de chaque espèce. L’identification des grains de pollen repose sur la taille, le nombre et la forme des sillons, des pores et l’architecture de la membrane externe.

 

 

LES PRINCIPAUX POLLENS ALLERGISANTS

 

Il existe plusieurs types de végétaux allergisants :

  • Les arbres :l’aulne, le bouleau, le cyprès, le frêne, l’olivier, le noisetier, etc.

 

  • Les herbacées : les graminées (dactyle, fléole, flouve, fromental, ray-grass, vulpin, etc.), l’ambroisie, l’armoise, le plantain, etc.

 

Deux notions sont importantes pour bien caractériser un pollen et ses émissions. 

Le potentiel allergisant établi par le conseil scientifique du RNSA, basé sur les comptes rendus des allergologues et une recherche bibliographique, exprime la capacité du pollen d’une espèce à provoquer une allergie pour une partie de la population. Il est établi sur une échelle de trois niveaux : faible/négligeable, modéré et fort.

Le risque d’allergie lié à l’exposition aux pollens (RAEP) établi par le conseil scientifique du RNSA sur la base des données cliniques recueillies par le RNSA, correspond au niveau de risque engendré par la quantité de pollens, en fonction du potentiel allergisant de l’espèce concernée et de la localisation géographique du prélèvement.

La liste ci-après se limite aux principaux pollens au potentiel allergisant fort en France métropolitaine.

 

 

 

POUR VOTRE SANTE 

 

Plus un épisode allergique est pris tôt, plus le traitement pour y remédier sera léger et efficace. Pour les personnes allergiques, l’anticipation des périodes de pollinisation apparaît donc comme la promesse d’un mieux-être.

Si vous avez connaissance de votre allergie au pollen, anticiper les pics de pollinisation en prenant rendez-vous auprès de votre professionnel de santé ou en vous rendant en pharmacie pour vous procurer les médicaments nécessaires et adaptés à vos symptômes.

D’autres gestes simples peuvent limiter le risque allergique :

 


 

ANTICIPER POUR MIEUX SE PROTEGER

 

Initiée fin 2018, l’adaptation et la mise en place de l’outil Pollin’Air se poursuit sur ce premier semestre de 2019.

Pollin’Air est un réseau d’observation pollinique basé sur les sciences participatives :

 

 

Il s’agit de mobiliser sur le territoire des botanistes bénévoles, des experts et des amateurs intéressés par la flore. Ces personnes seront formées à reconnaître trois phases importantes dans le développement d'environ 27 plantes à pollens allergisants : la floraison, le début et la fin de la pollinisation.

Les observateurs signaleront et localiseront la pollinisation de ces plantes via le service Web Pollin'air (sur une carte interactive des pollens). Les informations seront diffusées via les professionnels de santé, et notamment les pharmaciens. Ces derniers pourront ainsi proposer aux patients venant pour un traitement anti-allergique de s’inscrire sur la liste de diffusion du réseau Pollin’air. Ceux qui souhaiteront être informés recevront des alertes sur le risque allergique en temps réel.

 

 

Plus d’information sur :  http://www.pollinair.fr